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28/05/2015

C'était le 28 mai...

1358.
À Saint-Leu-d'Esserent, près de Chantilly (Oise), une rixe entre paysans et "brigands" marque le début de la Jacquerie. La révolte s'étend en quelques jours à tout le Valois, à la plaine de France et à la Brie. Elle touchera bientôt la Normandie, la Bourgogne, la Lorraine et la Beauce.

1794.
Un "arbre de la liberté" ayant été arraché à Bedoin, au pied du mont Ventoux, et l'auteur de ce geste n'ayant pu être identifié, Maignet, représentant de la Convention en Vaucluse, fait exécuter en représailles 63 hommes et femmes de la commune, qui est en outre intégralement brûlée.

1858.
La Russie contraint le gouvernement chinois Tsing à signer le "traité inégal" d'Aïgoun, ce qui lui permet de s'emparer abusivement de la rive gauche de l'Amour (le "Karamouran" des Tartares) et d'un territoire de plus de 600 000 km2, au nord du Heilonkiang et au sud des monts Khingan.

1911.
Célébration solennelle du millénaire normand à Saint-Clair-sur-Epte, petite localité du Val-d'Oise où fut signé le traité par lequel Charles le Simple cédait à Rollon le futur duché de Normandie.

1945.
Yalta.jpgLes autorités britanniques d'occupation en Allemagne convoquent à Lienz, dans le Tyrol autrichien, les dirigeants des Cosaques russes (ralliés aux Allemands) capturés à la fin de la guerre, auxquels l'asile politique a été solennellement promis. Plus de 2700 officiers participent à cette réunion. Transférés le lendemain à Spittal, ils sont informés qu'en application des accords de Yalta, ils vont en réalité être remis aux autorités soviétiques. Une émeute s'ensuit, au cours de laquelle plusieurs Cosaques se donnent la mort. Livrés à la police secrète soviétique à Judenburg, les autres sont immédiatement fusillés ou déportés. (Voir aussi l'éphéméride du 16/01.)

1946.
Accords économiques franco-américains signés par Léon Blum et le secrétaire d'État James F. Byrnes. Ils prévoient qu'"aucune restriction, de quelque nature que ce soit, ne sera apportée à l'importation en France de films américains". La production cinématographique américaine est ainsi imposée au public français à des prix de dumping. Léon Blum précise qu'il a signé ces accords "par gratitude envers les États-Unis". L'acteur Louis Jouvet prend la tête d'un mouvement de protestation. Le nombre de films américains programmés en France passera de 38 pour le premier semestre de 1946 à 338 pour le premier semestre 1947.

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