02.07.2009
La vouivre
(film de Georges Wilson, d'après Marcel Aymé)
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Impératrice de la Venise comtadine
Tu règnes sur mes songes comme sur les flots l'ondine
De tes yeux immenses pour échapper à la nasse
Mon regard se perd emporté par l'eau qui passe
L'algue qui danse - ô chevelure serpentine
Parée de mille diamants sur l'aigue éméraldine
La truite, la feuille rougie menée en tourbillon
Dans le courant cristallin m'emportent au fond
Ni la brise qui agite la verte frondaison
Ni ce battement d'ailes posé comme un frisson
Rien ne vient troubler ma calme et douce torpeur,
Que cet infime espoir qui palpite en mon coeur
Les fayes t'ont donné des ailes, dragon migrateur,
Déjà tu t'envoles pour les Îles ou l'Argentine
Pour moi, nul voyage - un destin couleur caillasse
Inerte et lourd, las je me meurs, attendant matines
14:49 Publié dans Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie




Commentaires
Je suis venue chercher le début de La vouivre. Magnifique poème, Le Photon, ah je vous aime beaucoup en poète...
Ecrit par : Michèle | 08.11.2009
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