« C'était le 18 mars... | Page d'accueil | C'était le 19 mars... »
17.03.2008
Les dieux en Grèce
Les dieux ne sont pas morts tant que la mer respire
autour de ces pays qui les ont inventés.
Tu les sauras présents de l'Afrique à l'Epire,
de la Crète à Lesbos. Les hauts lieux dévastés.
Te les signaleront sous le vent, qui soupirent
nostalgiques vaincus de l'Histoire, affectés
- ainsi honore-t-on les débris des empires -
invisibles témoins, aux restes de beautés.
Quand la pierre s'ordonne à la splendeur des sites
Athéna ne doit plus jalouser Aphrodite
ni la lauzier d'Arès assombrir Apollon.
Le dernier dieu venu peut envier leurs temples
à ciel ouvert et le grand air du Parthénon
soupir divin qui fait notre souffle plus ample.
Luc Estang, Mémorable planète, Gallimard
Note du Photon : quelqu'un peut-il expliquer ce que le poète entend par "la lauzier d'Arès" ? J'ai cherché en vain...
23:48 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, paganisme



Commentaires
Je penche pour une coquille.
"Ni les lauriers d'Arès assombrir Apollon"
?
Ecrit par : Herode | 18.04.2008
Merci Hérode, ta suggestion est plausible, mais alors que signifie symboliquement ce vers ?
Je ne parviens pas à l'interpréter car le laurier n'est pas associé à Arès, mais à Apollon, Daphné s'étant transformée en laurier pour lui échapper, selon Ovide : "Avec consternation, Apollon suivait des yeux la métamorphose."Ô la plus belle des jeunes filles, tu es perdue pour moi", gémit-il. "Mais du moins, tu seras mon arbre. Le front de mes vainqueurs sera ceint de tes feuilles. Tu prendras part à tous mes triomphes. Apollon et son laurier seront unis partout où des chants s'élèveront, où des poèmes seront dits."
Ecrit par : Pascal | 18.04.2008
Ecrire un commentaire